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Comprendre le Nutri-Score et la Classification NOVA

Au cours des dernières décennies, les habitudes alimentaires ainsi que le mode de vie ont radicalement évolué. L’industrialisation et l’urbanisation ont bouleversé le paysage alimentaire. La découverte de nouveaux procédés de réfrigération et de conservation a mis à notre disposition des produits moins fastidieux à préparer et même des plats déjà préparés.

Cependant l’industrie agroalimentaire est pointée du doigt pour ses produits souvent trop gras, trop sucrés ou trop salés, ou encore ses produits ultra-transformés, dont la consommation trop fréquente augmenterait le risque d’apparition de maladies comme les cancers, diabètes, et maladies cardio-vasculaires. Ces maladies dites non-transmissibles sont la cause d’environ 36 millions de décès par an, et représentent deux décès sur trois dans le monde.

L’EFSA (l’autorité européenne) exige que tous les produits alimentaires emballés indiquent la composition nutritionnelle pour 100 g ou 100 ml. Les étiquettes des aliments comportent plus que jamais de nombreuses informations sur leur contenu, mais sont souvent trop complexes pour le grand public. De ce fait, des chercheurs en santé publique ont mis au point puis testé un système d’information simplifiée, le Nutri-Score, dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui permet d’un coup d’oeil de comparer les produits d’un même rayon et de comprendre lequel est le plus favorable.

NUTRI-SCORE : COMMENT ÇA MARCHE ?

Le Nutri-Score prend en compte pour 100 grammes de produit, la teneur en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes ; il tient compte des nutriments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel). Après calcul, le score obtenu permet d’attribuer une lettre (A à E) et une couleur à chaque produit sous forme d’un logo à 5 couleurs. Le logo désigne ainsi en 5 niveaux la qualité nutritionnelle des aliments. Apposé sur la face avant des produits emballés, il permet une comparaison entre produits du même rayon et par conséquent aide le consommateur à choisir des produits de meilleure qualité nutritionnelle.

Nutri-Score logo

Source : PNNS

Le Nutri-Score a été testé scientifiquement sur la base d’études épidémiologiques* en situation réelle et il a démontré être un dispositif efficace qui permet au consommateur de faire de meilleurs achats, sans toutefois en consommer davantage – ce qui pourrait contribuer à infléchir la tendance actuelle en matière de maladies et d’obésité.

Cependant la simplicité du Nutri-Score est considérée par certains à la fois comme un atout et une faiblesse car il ne prend pas en compte le degré de transformation des aliments, ni la présence d’additifs tels que les édulcorants ou colorants artificiels. Or le potentiel santé d’un aliment ne dépend pas seulement de sa composition nutritionnelle, mais aussi (et surtout) de sa structure physique, de ses composants bioactifs et de son degré de transformation – qui tout compte fait, a un impact sur le métabolisme (satiété, vitesse de libération, etc.)

Cependant la simplicité du Nutri-Score ne donne pas toutes les informations nécessaires car il n’indique pas le contenu en micronutriments (vitamines, minéraux), ne conseille pas sur les portions ni sur la fréquence recommandée, ne tient pas en compte la qualité des ingrédients (Bio, avec ou sans additifs) et ne prend pas en compte le degré de transformation des aliments, ni la présence d’indésirables comme la graisse de palme, le sirop de glucose, etc. Or le potentiel santé d’un aliment ne dépend pas seulement de sa composition nutritionnelle, mais aussi (et surtout) de sa structure physique, de ses composants bioactifs et de son degré de transformation – qui tout compte fait, a un impact sur l’assimilation, la bio utilisation, le métabolisme (satiété, biodisponibilité, etc.)

LA CLASSIFICATION NOVA : UN COMPLÉMENT AU NUTRI-SCORE

La classification NOVA (qui n’est pas un acronyme), mise au point par le Professeur Monteiro et son équipe au Brésil, est une répartition des aliments en 4 groupes en fonction du degré de transformation qu’ils ont subi. Leur objectif était de trouver une indication simple, accessible aux moins favorisés (y compris les analphabètes), pour comprendre les différentes sortes d’aliments à leur disposition. Rappelons que le Brésil est le pays où l’incidence de l’obésité chez les enfants est le plus élevé au monde. Ces chercheurs ont démontré l’efficience de cette classification qui se résumé en 4 catégories : 1 à 4, du plus simple au plus transformé. Du plus naturel au plus complexe avec additifs et de multiples étapes de fabrication.

Les études épidémiologiques montrent clairement une corrélation entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque accru de cancer, d’obésité et d’autres maladies chroniques.

Groupe 1. Les aliments non transformés ou peu transformés

Les aliments naturels (non transformés) sont les parties comestibles des végétaux (graines, fruits, feuilles, tiges, racines) ou des animaux (muscles, abats, œufs, lait), ainsi que les champignons, les algues et l’eau.

Les aliments peu transformés sont des aliments naturels seulement épluchés, râpés, coupés, taillés, ce qui ne modifie pas substantiellement leurs propriétés nutritionnelles. Par exemple, le concassage et broyage des graines, la torréfaction des graines de café, la pasteurisation du lait, l’emballage sous-vide de viande et sa réfrigération, etc. Ces procédés sont utilisés pour préserver la naturalité des aliments, permettant ainsi leur stockage, et les rendent sûrs ou comestibles ou plus agréables à consommer. Le Groupe 1 inclut également les aliments composés de deux ou plusieurs aliments représentatifs de ce groupe tels que le muesli nature.

Groupe 2. Les ingrédients culinaires

Les ingrédients culinaires sont des substances dérivées des aliments du Groupe 1 ou de la nature (comme le sel) par des procédés physiques qui comprennent le pressage, le raffinage, le broyage, la meunerie et le séchage. Ils ont des propriétés et usages nutritionnels entièrement différents des aliments entiers originaux.

Les éléments du Groupe 2 ne sont pas destinés à être consommés par eux-mêmes, et sont normalement utilisés pour préparer, assaisonner et cuire les aliments du groupe 1, afin de faire avec eux des plats et des repas variés et agréables. Par exemple, le sel de mer, le sucre obtenu à partir de la canne à sucre, le miel extrait des ruches, les huiles végétales à partir d’olives ou de graines, la farine produite à base de blé, etc.

On regroupe aussi les produits composés de deux éléments du Groupe 2 (comme le beurre salé), les éléments du Groupe 2 avec ajouts de minéraux ou vitamines (comme le sel iodé) et le vinaigre fabriqué par fermentation acétique du vin ou d’autres boissons alcoolisées. Par ailleurs, les ingrédients culinaires peuvent contenir des additifs utilisés pour préserver les propriétés originales du produit, à titre d’exemple, les huiles végétales avec ajout d’antioxydants afin de retarder le rancissement.

Groupe 3. Les aliments transformés

Les aliments transformés sont fabriqués essentiellement avec l’ajout de sel, de sucre ou autres ingrédients culinaires du Groupe 2 comme l’huile ou le vinaigre à un aliment peu ou pas transformé du Groupe 1, tels que les légumes en bocal, les conserves de poisson à l’huile, les fruits au sirop, les fromages et les pains frais.

Les procédés comprennent diverses méthodes de conservation ou de cuisson et, dans le cas du pain et du fromage, la fermentation non alcoolique. La plupart des aliments transformés contiennent deux ou trois ingrédients, et sont des versions modifiées des aliments du Groupe 1. Ils sont comestibles par eux-mêmes ou, plus généralement, en combinaison avec d’autres aliments. Le but du traitement ici est d’augmenter la durabilité des aliments du groupe 1, ou de modifier ou d’améliorer leurs qualités gustatives et visuelles.

Groupe 4. Les aliments ultra-transformés

Ce groupe comporte des aliments ultra-transformés réalisés à partir de divers ingrédients et additifs, avec peu ou pas d’élément du groupe 1, par exemple, les boissons gazeuses sucrées, nouilles instantanées, produits à base de viandes reconstituées et plats pré-préparés congelés.

Une multitude de séquences de processus est utilisée pour créer le produit final, donc « ultra-transformé », sans équivalents domestiques, tels que l’hydrogénation et l’hydrolyse, l’extrusion et le moulage, et le pré-traitement pour la friture.

Les ingrédients de ces formulations comprennent d’autres sources d’énergie et de nutriments qui ne sont normalement pas utilisés dans les préparations culinaires. Certains sont dérivés du traitement des constituants alimentaires, tels que les huiles hydrogénées, l’isolat de protéine de soja ou la maltodextrine entre autres.

Les aliments ultra-transformés comprennent certains additifs tels que les conservateurs, les antioxydants et les stabilisants, également utilisés en Groupe 3. Mais on retrouve aussi les classes d’additifs utilisés uniquement dans les produits ultra-transformés du groupe 4 (par exemple les colorants artificiels, les stabilisateurs de couleur, les arômes artificiels, les exhausteurs de goût, les édulcorants non sucrés, les émulsifiants) pour imiter ou améliorer les qualités organoleptiques des aliments ou pour dissimuler des aspects désagréables du produit final. Le but principal de l’ultra-transformation est de créer des produits alimentaires appétissants, prêts à être consommés, et qui sont très rentables. Ils sont généralement emballés de manière attrayante et marketés de manière intensive.

La classification NOVA est non seulement à la base des principales recommandations du guide national brésilien pour l’alimentation et la nutrition, mais elle a aussi été validée comme un outil pour la recherche en nutrition et en santé publique. Elle est utilisée aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, et même en France pour évaluer l’impact des produits ultra-transformés sur plusieurs plans.

LE POINT DE VUE DE DIETSENSOR

Le Nutri-Score, utilisé parallèlement avec la classification NOVA dans l’application DietSensor au niveau de sa fonction de listes de courses sont des outils puissants et efficaces qui peuvent aider le consommateur à éviter les pièges et à choisir des produits véritablement sains. L’utilisateur scanne le code barre dans le magasin, et découvre lorsqu’il est disponible, le Nutri-Score et le Groupe NOVA de l’aliment. Il peut alors obtenir une liste de produits alternatifs moins transformés ou de meilleure qualité nutritive.

EN RÉSUMÉ :

  • Essayez de choisir des aliments les plus naturels possibles et les moins transformés possible !
  • La classe 4 du score NOVA est à éviter au maximum pour rester en bonne santé !
  • Et quand un produit est mal noté par le Nutri-Score, aidez-vous de DietSensor pour gérer les quantités de graisses et de sucre !

Bon scan !

REFERENCES :

Nutritional quality of food as represented by the FSAm-NPS nutrient profiling system underlying the Nutri-Score label and cancer risk in Europe: Results from the EPIC prospective cohort study by Mélanie Deschasaux et al. 2018

NOVA. The star shines bright by Monteiro CA et al. 2016

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